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   H n’a pas de son excepté pour durcir c et g avant e, i, et à la fin des mots, Ex: sach, sac; amighe, amies.
   n final précédé d’une voyelle se prononce très-nasalement et presque comme s’il était suivi d’un g. Ex: camin, chemin, à peu près comme caming. N médial et nt final ne sont pas nasals.
   nn comme nne dans canne. Ex: ann; comme anne.
   sce, sci comme che chi. Ex: sci, oui; comme chi.
   Toutes les consonnes finales, excepté le n déjà expliqué, se prononcent comme si elles étaient suivies d’un e muet. Ex: fam, faim; comme fame; tec, toit, comme tetche.
   Dans les mots composés les lettres gardent leur prononciation étymologique. Ex: catresent, quatre-cents, comme: catre-sent.
   L’accent sera employé quand la voix doit s’appuyer sur la dernière syllabe et aussi pour établir une distinction entre quelques mots dont l’orthographe est la même sans avoir la même signification. Ex: à, à; a, la; è, est; e, et; ô, ou; o le. ([1])
   Le tréma (¨) indiquera la séparation d’une diphtongue en deux syllabes. Ex: aüra, maintenant.
   L’apostrophe (') marquera une élision. Ex: achest’arima, cet animal, achest’ pour achesto.



CHAPITRE II



DE L’ARTICLE

   L’article au singulier devant une voyelle est toujours r’. Ex: r’ann, l’an; r’amiga, l’amie.
   Autrement il est usuellement o, le, pl. u; a la: pl. e. Ex: o figl, le fils; u figlie, les fils; a figlia, la fille;

  1. ↑ Quand la composition a été faite, l’auteur a été informé que les fontes françaises n’ont pas des i et des o avec l’accent grave; il a dû en conséquence les laisser remplacer par l’accent circonflexe, qui doit être considéré comme un accent grave.